André Derain

Chatou, 1880

André Derain

André Derain, né le 17 juin 1880 à Chatou et mort le 8 septembre 1954 à Garches, est un peintre et graveur français et l’un des fondateurs du fauvisme.

Peintre de figures, de portraits, de nus, de paysages, de marines, de natures mortes, il emploie diverses techniques : peintre à la gouache, aquarelliste, pastelliste. Il est également peintre de décors de théâtre, sculpteur, graveur et illustrateur.

André Derain entre à l’Académie Camillo avec Eugène Carrière. Il rencontre Henri Matisse au Louvre où il effectue des copies. En 1900, il rencontre Maurice de Vlaminck dans un train, avec qui il devait partager un atelier dans la Maison Levanneur, qui abrite aujourd’hui le Centre National de l’Édition de l’Art et de l’Image. Il commence à peindre ses premiers paysages. Autodidacte, il fréquente beaucoup les musées et nourrit sa réflexion esthétique d’un grand nombre de lectures (Zola, Nietzsche,…). À l’influence déterminante de Vincent Van Gogh qu’il découvre en 1901, s’ajoute celle des néo-impressionnistes  et surtout de Paul Cézanne. Il rejoint Matisse à Collioure en 1905 et à cette occasion définit le style qui le fera connaître du grand public : couleurs vives, dessin simplifié, composition claire. Il est alors considéré comme un des meilleurs représentants du fauvisme. En 1906 et 1907, il est bouleversé par les Arts primitifs et, en étroite relation avec Matisse, il poursuit sa réflexion sur les liens entre décoration et expression. Il s’intéresse aux arts décoratifs : céramique, bas-reliefs en bois, sculpture. Il réalise de grands panneaux sur le thème de l’âge d’or, de la danse ou des baigneuses.

Après 1906, ses couleurs deviennent moins vives. Mais l’année suivante il rencontre Picasso et Matisse avec lesquels il voyage à Barcelone en 1910, Braque, Apollinaire, Kees van Dongen et Max Jacob. Il découvre et collectionne ce que l’on a appelé l’Art nègre et il semble, un temps, suivre l’influence de Picasso, mais ne va pas au-delà du pré-cubisme et finalement rompt avec lui après 10 ans de relations amicales.

En 1907, il s’essaie à la sculpture sur pierre, et déménage à Montmartre. En 1908, Derain séjourne à Martigues et peint une série de paysages pré-cubistes représentant la ville et ses environs. Derain illustre le premier livre de poésie de Guillaume Apollinaire, L’Enchanteur pourrissant (1909), et une collection de poèmes de Max Jacob en 1912. En 1916, il fournit des illustrations pour le premier livre d’André Breton, Mont de Piété.

Dès 1911, il revient à une facture qui semble plus traditionnelle, en amorçant un retour à la perspective et au clair-obscur. En 1919, il travaille pour le ballet La Boutique fantasque de Diaghilev, ce qui l’amène à créer de nombreux décors et costumes de ballets. Sa réputation grandit encore lorsqu’il reçoit le Prix Carnegie en 1928 et commence à exposer dans le monde entier.

Pendant l’occupation allemande de la France, lors de la Seconde Guerre mondiale, il accepte une invitation pour une visite officielle en Allemagne en 1941, avec, son ami Maurice de Vlaminck, Kees van Dongen, ou encore le sculpteur Paul Belmondo. Ce voyage dans l’Allemagne nazie leur fut à tous sévèrement reproché. Après la guerre, il renonce aux présentations publiques de ses œuvres. En 1944, il refuse la direction de l’École nationale supérieure des Beaux-arts.

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