On se moque du monde au Guggenheim de New-York

Je dois commencer par affirmer, pour qu’on n’ait pas de doute à ce sujet, que j’aime l’art et les arts plastiques en particulier, et que l’art contemporain m’attire, ce que prouvent assez certaines pièces de ma Collection.

Je pourrais évidemment préciser que j’aime le bon art contemporain, mais en ce cas le degré d’excellence n’est qu’une question de perception personnelle, car il n’y a pas d’échelle de la beauté qui puisse être appliquée globalement. En revanche il existe bien la vibration personnelle et les opinions partagées.

En me référant donc à ma perception personnelle, ainsi qu’au ressenti collectif exprimé sur place ou à des commentaires publiés, j’ose affirmer que l' »installation » de Hans-Peter Feldmann, présentée actuellement au Guggenheim Museum de New York, est du grand n’importe quoi 

Mais qui est Hans-Peter Feldmann ? Feldmann est un artiste allemand né en 1941 amplement reconnu comme figure à part de l’art conceptuel, ayant travaillé dans le domaine des livres d’artiste et dans beaucoup d’autres formats. En 2010 il a été lauréat de la 8ème biennale « Hugo Boss Prize », récompensé par le droit de présenter une exposition au Guggenheim de New York, qui a été effectivement programmée entre mai et novembre 2011.

Et qu’a-t-il créé pour cette exposition ? Eh bien, il a tapissé quelques murs du Musée de billets de 1 dollar,  ou plus exactement il a mis 100.000 billets côte à côte, utilisant ainsi sa dotation du Prix. L’exposition occupe 9 murs du Musée c’est-à-dire une longueur totale de 45 mètres par 5 mètres de hauteur. Dit autrement, 100.000 vignettes ayant cours légalj’espère, parce qu’on ne nous permet pas d’approcher ou de toucher l’’œuvre’, occupent une surface de 225m ².

Je pourrais convenir qu’il s’agit d’une œuvre artisanale réussie ou d’une action de bricolage singulier, mais considérer cela comme œuvre d’art me semble une imposture. Comme dirait Michel Polac (dans « Hors de soi ») « créer pour vivre ou vivre pour créer : voilà la différence entre l’artisan et l’artiste ». Dans ce cas concret, il me semble que Feldmann a créé pour vivre, seulement pour vivre. C’est bien dommage!

Etiquettes: Feldmann, Guggenheim, New York

Un commentaire

  • Arte29 Juin, 2016 a las 5:32
    excelente entrada para tener en cuenta algunos de los aspectos y acciones deplorables por parte del museo, es una critica fuerte pero real, basada en la experiencia de algunos artistas. importante realizar algo para solucionar este tipod e eventos.

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